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à Jean-François Porchez Éducation de mon fils

À Jean-François Porchez le 6-09-19

Jean-François Porchez, MON FILS, fruit de mes entrailles ou, plus prosaïquement, « né de mon ventre », le 4 décembre 1964, je t’accuse de trahison à mon égard pour avoir subitement et injustement coupé les ponts entre nous deux, reniant progressivement, il m’a semblé, ta propre enfance passée sous mon aile protectrice ; je t’accuse aussi de ta conduite inqualifiable dans la vie, autant que je puisse le savoir, qui me fait grand honte ! Tu t’es forgé depuis une carapace d’égoïsme, de haine et de méchanceté, en réaction semble-t-il à ce que ta mère et ton père avaient pu te transmettre, certainement par ignorance et grossières erreurs de jugement…
À la fin de cette lettre, tu apprendras les choses très très graves qui me sont arrivées, il y a bien longtemps, mais que j’étais incapable de révéler plus tôt.

Objet de mon AMOUR (2ème être aimé, après mon père) et de toutes mes attentions jusqu’à ta maturité, je t’ai donné tout ce qui était en mon pouvoir pour t’aider à développer les dons et le potentiel que j’avais devinés en toi

Jean-François Porchez enfant
« bonne année Maman »
  1. En t’incitant à jouer aux legos et autres jeux de construction complexe
  2. Tout au long de ton enfance puis de ton adolescence, j’étais désolée de voir comme ta grand-mère paternelle te pourrissait en te refusant quel qu’autonomie que ce soit, tandis que ta grand-mère maternelle te montrait une indifférence totale et choquante, dans les deux cas malgré mes interventions constantes auprès d’elles. La meilleure était ton aïeule.
  3. En choisissant pour toi la meilleure école possible (Montessori) au moment de la séparation d’avec ton père, dont ce dernier décida de ne plus vouloir payer la pension, que j’avais choisi qu’il paya à la place de la mienne en tant que mère.
  4. En favorisant le choix de ta passion pour les trains électriques, matière où tu te révélas dans les excellents.
  5. Je harcelais ton père, d’une indifférence constante, chaque weed-end de chaque semaine de chaque mois durant de nombreuses années, pour qu’il te prenne, toi son fils, le weed-end suivant.
  6. La base de mon éducation était que tu sois le plus autonome possible pour que tu deviennes un être responsable d’abord de soi-même, en te donnant les clefs nécessaires. Peut-être ai-je trop bien réussi dans ce domaine !
  7. J’observais avec intérêt tes premiers dessins de bandes dessinées.
  8. Tu me vis lire quotidiennement, partout des livres de toutes sortes à la maison.
  9. Je te parlais de Montessori comment elle apprenait à lire et écrire aux enfants de la rue en leur faisant dessiner les lettres avec les doigts.
  10. Ai-je commis une erreur en te confiant à ton père, au moment de l’adolescence, période difficile pour une mère, persuadée que le quotidien avec ton père ne pourrait que t’être bénéfique, peut-être que j’ai fait une erreur dans ce choix ? (tu apprendras sur le billet dont lien joint quelle était ma raison première).
  11. Je me battais avec ton père qui refusait de voir que tu avais des dons particuliers dans les mains, pour qu’il ne te mette pas dans une école à bac où forcément tu serais en échec, ce qui se révéla juste.
  12. Tu me vis être libraire, tu me vis observer les mises en pages des livres.
  13. En te dissuadant d’adopter comme métier celui de coursier en scooter, véhicule dont tu avais la passion.
  14. Bientôt tu choisis une école de typo gratuite, ton père refusant de payer une école payante choisie par toi (il voulait que tu fasses une école d’ingénieur), et moi dans l’incapacité financière de le faire.
  15. Tu lus le livre de Montessori que tu m’empruntas.
  16. Bientôt nous échangeâmes avec passion sur les caractères typographiques.
  17. Mais ta femme se montra jalouse et nous interdit de parler de typographie.
  18. Ce fut le début de la fin, car tu obéis à ta femme, et ne parla plus avec ta mère.
  19. Ta femme et toi se séparèrent, mais tu ne changeas pas ton comportement vis-à-vis de ta mère, et même l’empira.

J’accuse donc ce fils, à qui j’ai donné tout ce qui m’était possible pour son avenir, par un amour constant et surtout montré par des faits et des actes plus que par des mots, être d’une indifférence persistante, et même de faire l’inversion entre victime et coupable, les coupables étant à plaindre et la victime à critiquer, voire à jeter hors de sa vie et de sa vue, tellement elle paraissait infréquentable d’avoir eu à subir des sévices de la part de personnes jugées respectables, c’était qu’elle, la victime, l’avait bien cherchée et que donc il fallait la mettre définitivement au rébus.

Certes par pudeur et incapacité à parler de faits difficiles à vivre, qui laissent des traumatismes à vie, et qui paraissent impossible à livrer à autrui, devant les porter seule, voire avoir vécu l’oubli bien connu des traumatismes que la conscience écarte tant que la personnalité n’est pas assez forte pour les voir et les analyser dans leur réalité vécue.

C’est donc dans un certain désordre que je les ai révélés à la famille. Cependant je me souviens que ma belle-mère avait soupçonné son fils dès le début des années 70, et m’en demanda confirmation, pour des faits qu’elle sut qu’il avait perpétré sur une autre compagne.

Cela deviendrait pratique pour toi de n’avoir pas à t’occuper de ta mère vieillissante, dont le corps commence à montrer des signes de faiblesses. Pas besoin, certes, de perdre ton temps et ton argent. Il te faudrait aussi du cœur, mais tu as durci le tien à outrance en même temps que ta haine a grandi.

Je te reproche également d’avoir trahi ta lignée familiale paternelle, de tradition anti-sioniste, comme pour tous les Juifs Ashkénazes de ces dernières générations, trouvant juste et le proclamant que le gouvernement de Macron veuille condamner par une loi toute personne se déclarant anti-sioniste, montrant là ton ignorance ou bien la haine de ta famille.

De fait, je crois, c’est dorénavant ta manière d’être : te croire t’être fait tout seul. Descendre droit de Jupiter, sans intermédiaire et s’être fait seul ? Quelle illusion. Un jour la carcasse de protection craquera, s’effritera, se déchirera et ta vraie personnalité apparaitra au grand jour. En fait je te le souhaite, toutes tes relations avec toi-même, la vie, les autres, en seront plus saines. Ta personnalité est actuellement réduite à un égocentrisme forcené, une psychorigidité qui t’aveugle.

Tu refuses de voir que tu t’es construit en ma compagnie durant les dix à trente ans du début de ta vie, et que tu ne serais rien de ce que tu es, si je n’avais été vigilante et généreuse en te permettant de t’épanouir, et en montrant mon plaisir, ma joie à te voir réussir dans la voie que tu avais choisie, avec mon aide et ma présence. Tu dois pourtant être certain que mon influence fut primordiale. Sinon, enfin, tu n’aurais pas choisi un métier qui traite des caractères des écrits que tu as vu orner nos bibliothèques réciproques, à ton père et moi, l’un collectionneur de livres, l’autre libraire. C’est révélateur, ce fut ton choix parmi des milliers de carrières possibles, rends-toi compte… Pauvre enfant ! Ce que tu dois te sentir seul d’avoir rompu avec tes parents ! Je t’en veux, mais je te plains quand même…

Je suis âgée, tout en restant très active, et je crois que le moment est venu d’essayer de dépasser nos différents, et peut-être de s’expliquer par la parole qui permet le dialogue et d’éclaircir les malentendus,… Je me sens maintenant la force de te confier mes plus profonds secrets (et le temps est venu où tu peux les entendre) : je te laisse les découvrir par le lien ci-dessous que tu peux coller dans le navigateur de ton choix :

Féminicide ma part de vérité par Annie Stasse

Paul Jorion est un économiste réputé de par le monde, psychanalyste et anthropologue, je lis son blog qu’il tient depuis février 2007.

Lire les commentaires qui suivent au nombre de plus d’une quarantaine, dont les miens, te seras également plein d’enseignements tant sur la manière dont je t’ai protégé, que la manière dont je me suis battu,

… malgré tout je te joins quelques photos écran, pas terribles, mais lisibles.

 

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